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Anne-Marie Carrière à la
"Condition Féminine".

Les ors de la République - Jacques Cosson, président
du Caveau de 1945 à 1996, est reçu en compagnie de Jean Lec et Saint-Granier,
par le préfet qui espère, en retour, ne pas être étrillé dans le prochain
spectacle.

Enregistrements d'une autre séance au Caveau, avec
ici Jean Lec, Raymond Bour et Marcel Lucas.

Jacques Grello avec son copain Brassens, anarchiste
comme lui, qu'il essaya en vain (!) de lancer au Caveau.

Edmond Meunier "Président".
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Bien avant le Caveau
de la République, il y avait au numéro 1 du Bd Saint-Martin une ferme
nommée "La Vacherie". Le lieu-dit inspira probablement Charles Bouvet
qui ouvrit en 1901 les portes de ce cabaret réservé à la chanson satirique
et qui, par sa formule (on consommait dans la salle), était à la fois
le descendant des goguettes chansonnières et l'ancêtre des cafés-théâtres.
Les chansonniers de
l'an 1 de ce début de siècle étaient les ex-pensionnaires ou les héritiers
spirituels du fameux CHAT NOIR, et l'on retrouve dans les programmes du
Caveau les noms de Vincent Hypsa, Georges Chepfer, l'anarchiste Charles
Davrey et Esther Lekain, l'interprète vedette des chansonniers.
Pamphlétaires, poètes
ou humoristes, les genres se côtoyaient, tous ou presque avaient droit
à l'appellation de "chansonniers" tant les couplets étaient bien troussés.
Entre les deux guerres,
le Caveau de la République voit les débuts des grands de l'époque : Raymond
Souplex, René Dorin, Jean Rieux, Saint-Granier, Noël-Noël, Pierre Dac.
Après la libération,
la nouvelle vague des chansonniers dits "Montmartois" se fait connaître
du grand public grâce à la radio. Robert Rocca, Jacques Grello, Jean Valton
font leurs premiers pas au Caveau de la République. Anne-Marie Carrière,
Maurice Horgues, Sim, les Frères ennemis, Maurice Biraud partagent un
peu plus tard le succès de leurs aînés. Charles Aznavour, Cora Vaucaire,
Enrico Macias, Charles Dumont, Mouloudji, Pauline Carton... sans oublier
Françoise Dorin ont également chanté au Caveau.
La salle de 450 places
est entièrement rénovée en 1992, tout en réussissant à conserver grâce
à la géométrie des lieux, le charme intimiste des goguettes, caveaux et
cafés-théâtres, si propices à l'audition des textes qui font dire aux
spectateurs "Dommage, ça va trop vite".
Si ce théâtre est
avant tout celui du verbe, les supports musicaux ne sont pas négligés
depuis que Gaby Verlor (Le p'tit bal perdu, Déshabillez-moi, Marions-les,
etc.) compose et accompagne les musiques de nos spectacles qui sont aujourd'hui
plus variés. C'est un retour aux sources. Mais à travers la pluralité
des genres, l'esprit chansonnier demeure.
Cet esprit satyrique qui
fait du Caveau un lieu unique, où artistes et publics sont proches comme
nulle part ailleurs... et ceci jusqu'au bar où tous se retrouvent à l'entracte.
Cet esprit chansonnier
que symbolisent les affiches du Caveau, signées Cabu, Siné, Loup,...
Cet esprit libertaire
qui rit de tout et décline la fantaisie de l'absurde et du non sens au
rythme de l'actualité.
Le renouveau du Caveau,
aujourd'hui présidé par Pierre-Marie Desclos et dirigé par Hugues Leforestier,
c'est une équipe formidable, composée - selon la tradition du Caveau -
d'un grand ancien, de 3 artistes confirmés, et de 2 nouveaux. Des nouveaux
qui seront les grands de demain, et que le public aura découvert (comme
leurs prédécesseurs Laurent RUQUIER, Laurent GERRA, François MOREL (les
Deschiens,...) dans ce Caveau aux merveilles qui sait si bien débusquer
les vedettes de demain.
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Jean Valton à la "Santé".

Robert Dinel, Dadzu, Jean Granier, Edmond Meunier,
Raymond Baillet, Max Billy et Jacques cathy (en haut), Jean Lec, Françoise
Dorin, Suzanne Pérel et Jean Lacroix, lors d'un enregistrement du Grenier
de Montmartre.

La grande épopée de la radio : Jean Lec, Georges
Quey, Raymond Souplex et Jean Marsac travaillent sur leur rubrique de
journal "Ploum-Ploum".

Daniel Mussy, Sophie Baquet (fille de Maurice, Edmond
Meunier, Jacques Roland et Jacques Grello entourent Maurice Chevalier
venu les applaudir au Caveau.

André Rochel aux "Finances".
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